Le 6 juin dernier, le Parti Radical de Gauche a tenu son 104ᵉ Congrès national à Lyon, précédé la veille d’un Comité exécutif. Un intitulé en forme de feuille de route : « Réinventer la République ! »
Un congrès de reconstruction et de rassemblement
Dans un contexte politique périlleux pour la République et paysage politique en pleine recomposition, les travaux ont confirmé l’attachement des Radicaux de Gauche à une ligne claire : une gauche républicaine, laïque, humaniste, européenne et profondément ancrée dans les territoires. Face à la montée des populismes et aux discours de division qui fragilisent le pacte républicain, les intervenants ont plaidé pour une alternative fondée sur la responsabilité, la justice sociale, l’égalité des chances et la confiance dans l’action publique.
Les débats ont porté sur le rassemblement des forces progressistes, la place des partis historiques dans la vie démocratique, les services publics, l’égalité territoriale et la transition écologique. Sur le pouvoir d’achat, la sécurité et la laïcité, le congrès a réaffirmé que la gauche n’a pas à rougir de réclamer plus d’efficacité, plus de fermeté dans le respect des lois et plus de cohésion républicaine.
Guillaume Lacroix réélu à l’unanimité
Moment fort de la journée : Guillaume Lacroix a été réélu président du Parti Radical de Gauche à l’unanimité, pour un nouveau mandat de trois ans. Une réélection qui salue sa constance et sa capacité à faire vivre l’identité radicale dans une période exigeante pour les forces progressistes.
Dans son discours de clôture, il a réaffirmé la vocation du PRG à porter une parole libre, indépendante et constructive au sein de la gauche républicaine — et rappelé l’urgence de préparer dès aujourd’hui les échéances de 2027, pour offrir aux Français une perspective politique crédible, fondée sur la raison, la justice et le progrès.
Des interventions de haut niveau
L’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve a livré une analyse approfondie de la situation politique nationale et internationale, en soulignant la nécessité de reconstruire une offre politique capable de rassembler les Français autour des valeurs républicaines, de la laïcité, de l’Europe et du progrès social.
Jean-Louis Borloo, ancien ministre d’État, a rappelé l’impératif de replacer les territoires, la cohésion nationale et l’égalité des chances au cœur de l’action publique.
Maryse Carrère, sénatrice des Hautes-Pyrénées et présidente du groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen (RDSE), a défendu une République protectrice : réduction des inégalités sociales et territoriales, accès aux services publics, justice fiscale, et écoute des territoires ruraux et de montagne. Le sénateur Ahmed Laouedj a quant à lui porté un message fort en faveur de l’engagement local et du rôle essentiel des élus de terrain dans la défense de la République.
Était également présent l’ancien ministre des Sports Thierry Braillard.
Un moment de fraternité militante
Au-delà des débats, ce congrès a été un temps de retrouvailles entre militants venus de toute la France : partage des expériences locales, valorisation des initiatives des fédérations, renforcement des liens qui unissent le mouvement. Que la Fédération du Rhône soit ici remerciée pour la qualité de son accueil et l’organisation exemplaire de ce rendez-vous lyonnais.
Réinventer la République : le mot d’ordre est lancé. Le chantier, lui, commence maintenant.











