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	<title>enfants Archives - Parti Radical de Gauche - PRG - Le Centre Gauche</title>
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	<title>enfants Archives - Parti Radical de Gauche - PRG - Le Centre Gauche</title>
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		<title>Un vrai cap pour l’école&#160;: l’égalité des possibles dès le plus jeune âge</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Étienne Roche]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 10:15:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 8 septembre, les résultats de PISA 2025 ont confirmé ce que la France sait sans vouloir l’entendre. Nos élèves de quinze ans obtiennent 458 points en mathématiques et 456 en compréhension de l’écrit, quand les moyennes de l’OCDE s’établissent à 463 et 461. Le recul atteint 16 et 18 points depuis 2022, contre 9 [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le 8 septembre, les résultats de PISA 2025 ont confirmé ce que la France sait sans vouloir l’entendre. Nos élèves de quinze ans obtiennent 458 points en mathématiques et 456 en compréhension de l’écrit, quand les moyennes de l’OCDE s’établissent à 463 et 461. Le recul atteint 16 et 18 points depuis 2022, contre 9 et 14 pour l’OCDE. Nous ne décrochons pas seuls&nbsp;; nous décrochons plus vite.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le plus grave n’est pas le niveau moyen, c’est l’écart.</strong> En compréhension de l’écrit, 91 points séparent les élèves très favorisés des très défavorisés, contre 77 dans l’OCDE, et 95 contre 83 en mathématiques&nbsp;: l’un des écarts les plus marqués de l’OCDE. Une République qui laisse la naissance décider du destin scolaire ne tient pas sa promesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le mal commence tôt et finit tard.</strong> En CM1, TIMSS 2023 situe la France sous les moyennes européenne et internationale. En quatrième, elle obtient 479 points contre 507, et 3&nbsp;% de ses élèves atteignent le niveau avancé, contre 11&nbsp;% à l’international. À la sortie, le test de lecture de la Journée défense et citoyenneté, passé par 843&nbsp;500 jeunes en 2024, établit que 13&nbsp;% d’entre eux ont des difficultés en lecture et 6&nbsp;% peuvent être considérés en situation d’illettrisme. Les jeunes des outre-mer sont particulièrement touchés&nbsp;: 30&nbsp;% en difficulté à La Réunion, 52&nbsp;% en Guyane, 58&nbsp;% à Mayotte. À l’âge adulte, le constat demeure préoccupant&nbsp;: l’enquête PIAAC 2023 montre qu’en France 28&nbsp;% des adultes se situent au niveau 1 ou en dessous en littératie, 28&nbsp;% en numératie et 30&nbsp;% en résolution adaptative de problèmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rien de tout cela n’est une fatalité, et il faut le dire aussi.</strong> En 2021, PIRLS a montré une France qui stabilisait ses résultats en lecture quand la plupart des pays européens reculaient. Aux évaluations nationales, la part des élèves les plus faibles en français à l’entrée en sixième passe de 31,7&nbsp;% en 2017 à 28,0&nbsp;% en 2025. Le dédoublement des classes de CP en éducation prioritaire, qui les a fait passer de 21,7 élèves en 2015 à 12,7 en 2024, a produit des effets mesurables. Quand la République investit tôt et massivement, cela fonctionne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Où est donc le problème&nbsp;?</strong> Non pas d’abord dans le montant dépensé, mais dans son affectation. À l’école maternelle, la France consacre 8&nbsp;990&nbsp;€ par élève en 2024. En élémentaire, 9&nbsp;130&nbsp;€, soit 13&nbsp;% de moins que la moyenne de l’OCDE. Au collège, 10&nbsp;450&nbsp;€, soit 5&nbsp;% de moins. Au lycée, en revanche, 24&nbsp;% de plus que la moyenne de l’OCDE&nbsp;: 13&nbsp;020&nbsp;€ en filière générale et technologique, 14&nbsp;700&nbsp;€ en filière professionnelle. Et dans le supérieur, la dépense pour un étudiant d’université s’établit à 12&nbsp;460&nbsp;€, pour un élève de section de technicien supérieur 17&nbsp;220&nbsp;€, pour un élève de classe préparatoire 19&nbsp;070&nbsp;€. De tous les niveaux d’enseignement au-delà du collège, l’université est celui où la dépense par tête est la plus faible.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le temps passé en classe n’est pas en cause.</strong> Un élève français reçoit 864 heures d’instruction obligatoire par an en élémentaire et 973 au collège, contre 804 et 909 en moyenne dans l’OCDE, sur 180 jours de classe contre 186 et 184. Davantage d’heures, presque autant de jours&nbsp;: nos élèves ont donc des journées plus denses. Et contrairement à ce qu’on répète, ce ne sont pas les grandes vacances qui sont longues, elles durent 8 semaines quand la moyenne de l’OCDE est à 8,7 et celle de l’Union européenne à 9,5&nbsp;; ce sont les quatre coupures de deux semaines qui hachent l’année, et qui portent le total à 16 semaines contre 13,5. Le problème n’est donc pas la quantité de temps passé devant un professeur, c’est le moment où la République met ses moyens&nbsp;: tard, quand les écarts sont installés, plutôt que tôt, quand ils se forment encore.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le métier d’enseignant n’attire plus assez.</strong> Faute de titulaires, les contractuels assurent aujourd’hui 46&nbsp;% des remplacements dans le second degré. Près de quatre enseignants du secondaire sur dix ont cinquante ans et plus. Et le salaire effectif d’un professeur des écoles reste inférieur de 26&nbsp;% à celui des autres travailleurs français diplômés de l’enseignement supérieur, celui d’un professeur de collège de 18&nbsp;%, contre 17&nbsp;% et 13&nbsp;% en moyenne dans l’OCDE. On ne recrute pas une génération d’enseignants en leur promettant un déclassement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’exemple du remplacement est le plus éclairant.</strong> Les crédits ont augmenté de 52&nbsp;% depuis 2018, les dépenses du Pacte enseignant consacrées aux absences courtes ont triplé, et 9&nbsp;% des heures de cours ne sont toujours pas assurées au collège, 11&nbsp;% en éducation prioritaire. L’argent est allé aux heures supplémentaires, non à la reconstitution du vivier&nbsp;: le potentiel de remplacement du second degré stagne à 2,5&nbsp;% des enseignants, inchangé depuis 2018. Dépenser plus sans changer la gestion, c’est financer l’échec.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’école est le creuset de la République. C’est pourquoi le Parti radical de gauche fait de l’école primaire et du collège la priorité absolue de son projet.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nul n’entrera au collège sans savoir lire, écrire et compter.</strong> Un brevet d’entrée en sixième sanctionnera la maîtrise des savoirs fondamentaux. En cas d’échec, une seconde session se tiendra fin août, au terme d’un été d’apprentissage intensif organisé et financé par l’Éducation nationale. Si elle ne suffit pas, l’élève effectuera une année de consolidation dans une classe «&nbsp;passerelle&nbsp;» de douze élèves maximum, puis rejoindra la cinquième une fois le niveau acquis. Ce n’est pas un redoublement, c’est un rattrapage&nbsp;: nous ne faisons pas perdre une année, nous évitons d’en faire perdre quatre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aucune classe ne dépassera 24 élèves, de la maternelle à la troisième.</strong> Au collège, la moyenne est aujourd’hui de 25,8 élèves&nbsp;: la mesure y transforme réellement les conditions d’apprentissage. Elle s’appliquera aussi aux établissements privés sous contrat, dont les classes élémentaires comptent 24,4 élèves et qui assurent un tiers de moins d’heures en petits groupes que le public.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’argent public ne financera plus ce qui échappe au contrat avec la Nation.</strong> Nous mettrons un terme à l’enseignement hors contrat, en commençant par supprimer les avantages fiscaux qui contribuent à son financement. Aujourd’hui, un don à un organisme d’intérêt général à caractère éducatif ouvre droit, dans les limites fixées par la loi, à une réduction d’impôt égale à 66&nbsp;% de son montant pour un particulier, 60&nbsp;% pour une entreprise&nbsp;: les deux tiers du don d’un particulier sont ainsi acquittés par le contribuable à la place du donateur. Pour l’enseignement scolaire, ces avantages seront réservés aux organismes qui soutiennent des établissements publics ou des établissements privés liés à l’État par contrat. Et les écoles sous contrat, dès lors qu’elles perçoivent de l’argent public, intégreront la carte scolaire et les obligations d’accueil qui vont avec. Même argent public, mêmes obligations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nous rendrons le métier d’enseignant de nouveau désirable.</strong> Nous engagerons un rattrapage salarial ramenant ces écarts au niveau de la moyenne de l’OCDE, en commençant par le premier degré, où il est le plus large. Nous rétablirons une formation continue digne de ce nom, quand les professeurs français de CM1 déclarent plus souvent que leurs homologues européens n’avoir suivi aucune formation en sciences au cours des deux dernières années. Et nous reconstituerons le vivier de remplacement plutôt que de payer des heures supplémentaires à ceux qui restent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nous rapprocherons du terrain la gestion des enseignants.</strong> Les régions se verront confier l’affectation et la mobilité à l’intérieur de la région, le recrutement et la gestion des contractuels, l’accompagnement des débuts de carrière et la formation continue. Les brigades de remplacement seront dimensionnées bassin par bassin, et non plus depuis des barèmes nationaux qui ignorent la réalité des territoires&nbsp;; nous cesserons d’affecter les titulaires remplaçants sur des postes vacants à l’année, pratique qui les rend indisponibles pour ce pour quoi ils existent. L’État conserve ce qui fait l’unité de la République&nbsp;: le statut et le concours national de recrutement, les programmes, les examens et les diplômes, le barème de mutation entre régions, l’inspection pédagogique, et une péréquation garantissant à chaque région une dotation par élève identique, majorée dans les territoires les plus difficiles. Les enseignants demeurent fonctionnaires de l’État, mis à disposition de la région, sur le modèle du transfert des personnels techniques des collèges et lycées opéré par la loi du 13 août 2004&nbsp;: aucune rémunération, aucune carrière ne dépendra du territoire d’exercice. Le transfert sera précédé d’une expérimentation évaluée dans trois régions volontaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aucun élève ne passera une année sans être vu par un soignant.</strong> Chaque élève sera examiné au moins une fois par an par un infirmier scolaire, et la visite médicale de la sixième année sera assurée par un médecin scolaire pour 100&nbsp;% des élèves, quand elle n’en concerne plus aujourd’hui, de l’aveu du ministère, qu’environ 20&nbsp;%. Il n’y a pas de dépistage des troubles du langage et des apprentissages sans médecins pour les conduire, et nous recruterons en conséquence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nous démocratiserons l’enseignement supérieur.</strong> Nous rapprocherons la dépense par étudiant à l’université de celle des filières sélectives, en priorité sur le premier cycle, là où se concentrent l’échec et le décrochage. Nous ne prendrons rien aux classes préparatoires&nbsp;: elles forment bien, et c’est pourquoi il faut cesser de les réserver à quelques lycées de centre-ville. Nous en ouvrirons dans les lycées des quartiers populaires et des territoires éloignés des métropoles, et nous fixerons à chaque grande école un objectif public et vérifiable de diversité sociale et territoriale de son recrutement. Démocratiser l’excellence, ce n’est pas la diluer&nbsp;: c’est la proposer là où elle n’a jamais été.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nous ne nous arrêterons pas à quinze ans.</strong> Le test de lecture qui détecte aujourd’hui l’illettrisme d’une classe d’âge entière lors de la Journée défense et citoyenneté sera maintenu, et passé dès la première journée du service national universel appelé à lui succéder&nbsp;: on ne supprime pas le thermomètre avec le dispositif. Une politique scolaire qui ignore les adultes déjà sortis du système ne traite que la moitié du problème.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aucune de ces mesures ne relève du miracle.</strong> Elles relèvent de l’arbitrage&nbsp;: mettre l’argent tôt plutôt que tard, sur les fondamentaux plutôt que sur les dispositifs, dans le métier plutôt que dans les rustines. L’égalité des chances ne se décrète pas à dix-huit ans&nbsp;; elle se construit dès la maternelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sadia PAMART</strong><br><em>Secrétaire nationale du PRG à l’Éducation</em><br><em>Présidente de l’association Sauvons l’École de la République (ASEDR)</em><br><em>Professeur de Lettres</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Étienne ROCHE</strong><br><em>Délégué général adjoint du PRG à l’organisation interne</em><br><em>Consultant et entrepreneur</em></p><p>The post <a href="https://www.partiradicaldegauche.fr/un-vrai-cap-pour-lecole-legalite-des-possibles-des-le-plus-jeune-age/">Un vrai cap pour l’école&nbsp;: l’égalité des possibles dès le plus jeune âge</a> appeared first on <a href="https://www.partiradicaldegauche.fr">Parti Radical de Gauche - PRG - Le Centre Gauche</a>.</p>
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