[Communiqué de presse] Ouverture du don du sang aux personnes homosexuelles : pour le PRG, la fin d’une discrimination



Publié le mercredi 4 novembre 2015

Le Parti Radical de Gauche se félicite de l’annonce par Marisol Touraine, Ministre de la Santé, de l’ouverture, au printemps 2016, du don du sang aux personnes homosexuelles.

Eddie Aït, Secrétaire Général adjoint du PRG, Vice-Président de l’association nationale des élus locaux contre le sida (ELCS), déclare : « En excluant définitivement chaque homme qui a eu, ou a des rapports sexuels avec un autre homme du don du sang, la législation française provoquait une évidente discrimination indirecte basée sur le genre et l’orientation sexuelle. Il était donc grand temps que notre gouvernement se décide à stopper cette discrimination absurde. 76% des Français estimaient cette interdiction des homosexuels et bisexuels masculins au don du sang injustifiée (BVA). »

La levée de cette interdiction était une promesse de campagne de François Hollande et une demande de longue date des associations de défense des droits des homosexuels. L’interdiction de donner son sang pour les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes est en vigueur depuis 1983.

Cependant, le PRG regrette les premières restrictions annoncées par Marisol Touraine à l’exercice de ce nouveau droit. En effet, et dans un premier temps, le don du sang sera ouvert exclusivement aux homosexuels n’ayant pas eu de relations sexuelles avec un autre homme depuis douze mois.

Attaché au respect absolu de la sécurité des personnes transfusées, le PRG rappelle néanmoins qu’il réclame que les mêmes règles soient appliquées à tous les candidats au don, quel que soit leur sexe et leur orientation sexuelle. Il s’agirait là d’une avancée pour l’égalité des droits mais serait surtout fait dans l’intérêt des malades.

Alors que l’Etablissement français du sang (EFS) alerte très souvent sur la baisse des réserves en sang, cette ouverture au don pour tous aura un double avantage : une hausse des collectes dans le respect des droits humains, tout en garantissant la sécurité transfusionnelle pour les patients receveurs.

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