Une politique sociale claire, solidaire et responsable



Publié le vendredi 3 février 2017

#5

La politique sociale de la France doit viser à la préservation de notre modèle tel qu’édifié depuis le siècle dernier, et progressivement amélioré. Elle doit prendre en compte de façon réaliste les contraintes financières liées au contexte économique ou à l’évolution démographique. Elle doit prioritairement assurer la protection des plus démunis.

Nous ne pouvons, ainsi, partager les propositions d’institution d’un revenu universel minimum qui serait alloué à tout individu, quel que soit le niveau de ses ressources ou l’importance de son patrimoine.

Nous rechercherons, en revanche, la simplification des dispositifs d’allocations, comme un meilleur accès à leur bénéfice par la mise en place d’un guichet unique, et étudierons la faisabilité d’une fusion des minima sociaux.

En ce qui concerne les retraites, notre système actuel de retraite par répartition ne survit qu’au prix de contraintes de plus en plus fortes, touchant notamment au recul de l’âge de la retraite. Or celui-ci n’est justifié ni par l’allongement de la durée de vie, qui n’apparaît plus progresser, ni par l’état du marché du travail, qui n’est pas en faveur de l’emploi des séniors.

Je propose la mise en place d’un système de retraites par points permettant de cumuler, de manière flexible, des droits acquis tout au long de la vie.
Le système proposé conserverait le principe de la solidarité intergénérationnelle, les cotisations des actifs servant à payer les pensions des retraités, mais la pension de chaque individu serait proportionnelle au travail qu’il aura fourni tout au long de sa vie.
Ce système permettrait une plus grande liberté dans le choix de l’âge de départ à la retraite, avec la suppression d’un âge pivot et le jeu d’abattements ou au contraire de surcote, selon que le départ serait anticipé ou différé.
Le système proposé devra être compatible avec le maintien des mécanismes de solidarité comme l’attribution de points gratuits pendant les périodes de chômage, de maladie, de congé maternité, ainsi qu’avec la garantie d’un socle de retraite de base.

Le minimum vieillesse (Allocation de Solidarité aux Personnes Agées)
devra être progressivement porté à 85% du SMIC pour compenser
l’insuffisance du pouvoir d’achat des personnes âgées les plus pauvres.

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